Le Maroc franchit une étape importante dans sa coopération militaire avec les États-Unis et les partenaires occidentaux en intégrant le système Link-16, une norme de communication tactique largement utilisée au sein de l’OTAN. Selon le quotidien espagnol La Razón, cette technologie a été testée avec succès par les Forces armées royales (FAR) lors de la réunion de planification finale de l’exercice African Lion 2026, tenue le 3 février à Agadir.
Ce système permet l’échange en temps réel de données cryptées entre unités terrestres, aériennes et maritimes, facilitant une coordination beaucoup plus fluide lors des opérations conjointes. Lors de la démonstration, les forces marocaines et américaines ont pu établir une liaison sécurisée combinant transmissions de données et communications vocales en ultra haute fréquence. Des officiers américains ont souligné la capacité du système à permettre des échanges directs et protégés, renforçant ainsi l’efficacité opérationnelle des deux armées.
Développé initialement dans les années 1970-1980 et massivement déployé à partir des années 2000, le Link-16 se distingue des radios militaires classiques par son automatisation, sa rapidité et sa résistance aux interférences. Son intégration progressive par le Maroc s’inscrit dans une stratégie de modernisation plus large des capacités des FAR. En 2022, le pays avait déjà acquis plusieurs terminaux MIDS-JTRS, renforçant sa capacité à opérer dans des environnements multinationaux.
Cette évolution confirme la montée en puissance de l’interopérabilité militaire du Maroc avec ses partenaires occidentaux. Selon des sources militaires citées par La Razón, le Link-16 offre une vision en temps réel du champ de bataille, améliorant la prise de décision stratégique et opérationnelle. Le Maroc, considéré comme un allié majeur non membre de l’OTAN depuis 2004, consolide ainsi sa position dans l’architecture de sécurité régionale et internationale.


